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Se Ri, pionnière d'une génération

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Au matin du 3e tour de l'Evian Championship, trois joueuses coréennes (In Gee Chun, Sung Hyun Park et So Yeon Ryu) trustent les premières places du classement.
Ces joueuses très bien classées sur le LPGA Tour marchent dans les traces de Se Ri Pak.

"J'ai commencé le golf en la regardant jouer" déclare Sung Hyun Park.

Retour sur la carrière de Se Ri Pak, la pionnière

Elle s'en va sur la pointe des pieds.

Et pourtant, Se Ri Pak, à l'origine de la plus grande révolution du golf féminin au tournant des années 2000, n'a pas usurpé son statut de légende.  

A bientôt 39 ans (elle les fêtera le 28 septembre), la Sud-Coréenne a depuis plusieurs mois annoncé qu'elle mettrait un terme à sa carrière professionnelle à l'issue de la saison 2016.

En 1998, alors âgée de 20 ans, rookie sur le LPGA et à l'époque seule représentante coréenne sur ce circuit, Se Ri Pak triomphait dans deux tournois du Grand Chelem, le LPGA Championship et l'US Open (dont elle devenait la plus jeune lauréate). Ces victoires qui firent l'effet d'une bombe sur son sol natal, allaient surtout sonner le glas de la domination anglo-saxonne sur le golf féminin mondial.  

Elevée au rang d'héroïne nationale, sinon de déesse vivante dans son pays après son exploit, Se Ri Pak suscita de multiples vocations. Cette pionnière aux cinq titres majeurs (son dernier, le LPGA Championship, remonte à dix ans, son dernier succès dans une épreuve régulière du circuit US datant lui de 2007) dirigea vers les practices asiatiques des milliers de gamines pour qui elle représentait " le " modèle à suivre.

De nombreux observateurs n'hésitent d'ailleurs pas à faire de Se Ri Pak un équivalent féminin d'Arnold Palmer ou Jack Nicklaus, les deux icônes américaines qui ont, au début des années 1960, révolutionné le jeu de golf masculin.

Si le contingent sud-coréen est aujourd'hui si fourni, si compétitif sur le circuit (15 tournois du LPGA Tour ont été remportés l'an passé par des joueuses coréennes qui trustent actuellement environ 40% des cent premiers strapontins mondiaux), si le réservoir de joueuses originaires de ce pays semble inépuisable, c'est avant tout à Se Ri Pak qu'on le doit.

Dans son glorieux sillage, onze championnes sud coréennes ont inscrit leur nom au palmarès du Chelem. A la tête de cette troupe d'élite, Inbee Park et ses sept titres du Chelem accumulés depuis 2008. Mais aussi Na Yeon Choi (vainqueur, comme Park et Pak, de l'US Open en 2012). Ces deux là furent d'ailleurs baptisées les " Se Ri Kid's " par la presse. " Se Ri Pak a prouvé que les joueuses coréennes avaient le niveau pour être compétitives sur le circuit féminin américain, et a ainsi ouvert la voie ", a toujours répété Inbee Park jamais avare de louanges quand il s'agit d'évoquer son aînée.